mercredi 7 novembre 2007

Le condamné à mort (Jean Genet) Mon cou (E.Daho)

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus lègère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup....



Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos gitanes.
On peut se demander pourquoi les Cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour viens sur ma bouche ! Amour ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.



Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord
Des toits, des océans, couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.

3 commentaires:

Nelson a dit…

Ce poème de Jean. Genet est merveilleux et l'interprétation de Raphael est sublime.

mouloudor@ma a dit…

Ne connaissais que le poème & l'interprétation de Etienne DAHO ...

Nelson a dit…

Peu importe. Ton bog est beau, raffiné et sensuel. Phil, Paris